| La
céramique africaine
: sigillée claire
et céramique commune
:
A partir de
la seconde moitié
du Ier siècle après
J. C., l'Afrique (Tunisie
actuelle), cessa d'importer
les poteries de luxe pour
devenir peu à peu
la principale productrice
et exportatrice du monde
romain en la matière.
Sa production, classée
selon des critères
précis, en sigillée
claire A, A2, AC, AD, C
et D inonda tous les marchés
méditerranéens
de la fin du Ier siècle
après J. C. jusqu'au
VIIe siècle. Elle
est caractérisée
par une pâte rouge-orangé
recouverte d'un vernis de
même couleur et par
un décor qui, selon
les modèles, est
soit moulé en relief
à l'aide d'une matrice,
soit appliqué à
la barbotine, soit encore
incisé en creux à
l'aide de poinçon
ou de roulette. Cette sigillée
claire de luxe, particulièrement
abondante, se distingue
d'une production, elle aussi
florissante et très
largement exportée,
de vaisselle à usage
culinaire dite africaine
commune.
Les vitrines
sont richement garnies de
produits en sigillée
claire : Olpés ou
vases à anse très
fins et très légers
décorés en
relief de colonnettes, guirlandes
en arc, losanges, coquillages,
personnage avec corne d'abondance,
satyre, lion etc
;
série de grands plats
en sigillée claire
A, A/D, C et surtout moule
en plâtre antique
(et moulage actuel) de très
grand plateau rectangulaire
richement décoré
d'un spectacle d'amphithéâtre
(groupes de fauves et chasseurs
en pleine action, dignitaires
dans une loge, scène
de combat etc
).
La céramique
africaine commune est bien
représentée
notamment par des marmites
ou " tajines ",
des écuelles, des
plats etc
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