| La
Tunisie médiévale
Secoué
par les attaques berbères,
miné par les querelles
religieuses, le pouvoir
byzantin en Afrique était
dautant plus affaibli
quen 647, à
Sufetula ( Sbeitla), dans
le centre- ouest de la Tunisie,
Abdallah ibn Saad défit
les armées du Patrice
Grégoire et repartit
avec un énorme butin;
cinquante ans plus tard,
achevant luvre
de ses prédécesseurs,
Hassan ibn Nooman vient
à bout de carthage,
ultime bastion byzantin.Désormais,
au latin allait succéder
lArabe et au christianisme
lIslam!
Passé
un VIIIe siècle pendant
lequel se succédèrent
les gouverneurs orientaux,
apparurent en 800 les Aghlabides,
princes locaux jaloux de
leurs prérogatives
et agissant en véritables
dynastes; ainsi, ils veillèrent
sur la Tunisie en prévenant
toute attaque byzantine
par mer et hérissèrent
la côte de ribats,
tels ces beaux monuments
que lon connaît
aujourdhui à
Sousse et à Monastir;
de même, lieutenants
de lIslam, ils embellirent
certaines mosquées
celle de Kairouan
en tête et
en construisirent dautres
De
leur temps, Kairouan et
Raqqada brillèrent
dun éclat particulier
En 909, la
Tunisie échut aux
Fatimides, des chiites portés
au pouvoir par une partie
des Berbères de lAlgérie,
les Kutama
Au départ
installés à
Raqqada, fondée par
leurs prédécesseurs,
ces nouveaux arrivants créèrent
leur propre capitale, Mahdiya,
dont le site sied fort bien
aux ambitions de cette dynastie
qui rêvait de se porter
à la tête de
tout le monde musulman!
En 973 installés
en Egypte, les Fatimides
laissèrent lAfrique
aux soins de leurs lieutenants
zirides ( 973-1050 ).
De ces temps,
nombreux sont les vestiges
archéologiques: monuments
religieux, palais, monuments
hydrauliques mais aussi
de beaux objets notamment
céramiques, des plats
dune beauté
remarquable
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